Vivre

Les mots – n°4

Je n’aspire qu’à retrouver ma Terre. Celle de mes ancêtres, celle de mes grands-parents. Celle sur laquelle les grenouilles et les insectes jouent de la musique dés la nuit tombée. Où l’on diffuse à la radio les musiques de la Caraïbe. Cette terre où les mangos, les fruits de la passion, les cerises péyi et les prunes de cythère poussent à foison. Une Martinique où on achète des poulets boucanés sur le bord de la route, où l’on pique-nique en famille le weekend avec le système son. L’île des floups, du bouyon, du sable noir de Saint-Pierre et des yoles qui fendent les vagues. Du bélè et des tambouyés.

Cette terre qui mérite de ne plus être traitée comme une terre colonisée. Où les néocolons arrêteront de s’accaparer nos plages en toute illégalité avec le soutien de politiques locaux voyous et des policiers de métropoles qu’on envoie là-bas parce qu’iels ne risquent pas de copiner avec les locaux (L.O.L) . Je rêve de cette terre sans les ravages du chlordécone. Sans la vie chère. Avec le drapeau noir, rouge et vert qui flotte dans les airs. Je rêve de ce paradis libéré. De m’endormir sous les palmiers, en écoutant le bruit marin du vent. Madinina, tu me manques.

Le projet « Les Mots » est le recueil de certains écrits publiés sur mon compte Instagram depuis janvier 2019. Pour lire les autre billets, c’est par ici. Pour en savoir plus sur le projet, c’est par là

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