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Le projet « Les mots »

Depuis l’ouverture du blog, je ressens une difficulté à venir parler de mes « humeurs », alors que les écrire sur Instagram est quelque chose de plus facile.

Après réflexion, j’ai fini par comprendre qu’il s’agissait pour moi de la difficulté à ne pas pouvoir garder le contrôle. Je m’explique : sur Instagram, on donne une certaine vision de soi, comme un blog. La seule différence réside dans le fait qu’on peut le faire de façon « privée », avec un compte restreint. Sur le blog, il faut accepter de lâcher prise. On accepte que de parfait·e·s inconnu·e·s aient accès à des morceaux de soi en libre service.

Ici, je peux faire le choix de taire certains sujets. Pour autant, si je suis revenue au blogging, c’était aussi et surtout pas envie de partager des morceaux de moi. Au travers mes lectures, mes centres d’intérêts…et mes billets d’humeur. Laisser des bouts de soi, c’est comme ceci que je définis le blogging. Et je ne pense pas être dans l’erreur en écrivant que la plupart des blogueu·r·ses sont dans cette démarche.

Le fait d’avoir été démasquée à plusieurs reprises m’a laissé un goût amer. Ce n’est jamais agréable, surtout lorsque cela est le résultat d’une recherche intentionnel. Dans le but de « stalker ». Cela fait partie des risques, mais cela m’a marquée de façon désagréable et surtout durable.

Le projet « Les Mots » s’est imposé à moi lorsque je me suis demandée comment conserver ces écrits d’humeur postés sur Instagram. Après tout, nous n’avons aucune maîtrise de ce média et tout peut disparaître du jour au lendemain. Alors je me suis dit que la façon de retrouver le chemin de la confidence « contrôlée » sur le blog serait de venir publier ces posts ici.
Une sorte de compromis facilitateur. Pour m’aider à retrouver confiance et surtout à lâcher prise. Et aussi pour garder ces textes précieux. Les relire met agréable. Cela me permet de voir comment j’avance au fil et à mesure des événements qui ponctuent ma vie.

Vous retrouverez tous ces billets en cliquant sur le tags « les mots » ou en suivant la catégorie « Écrire ». Par souci d’authenticité, je les publie à la date réelle où ils ont été écrits. Pour certains, avant le premier billet de ce blog. Ce sera précisé.

Et vous, prenez-vous le temps d’écrire vos pensées, humeurs ? Sur Instagram, dans un carnet ou le bloc note de votre téléphone ?

3 commentaires

  • Enirtourenef

    J’écris rarement mes pensées et humeurs, et comme toi j’ai déjà été démasquée (une bête liaison entre Blogger et Google+, pas de chance…, mais je connais une autre blogueuse qui, même si elle ne montrait pas son visage en entier sur ses photos de profil, était toujours reconnue par des gens de sa classe (faut dire que même moi qui ne la connaissais pas, je la reconnaissais…). Ce n’est effectivement pas très agréable… mais ce n’est pas pour ça que je publie rarement des humeurs, c’est surtout que je n’ai jamais trop su parler de moi, même si ça s’est amélioré avec le temps. J’écris plutôt des articles de société, comme le dernier sur le nobra. Mais depuis que j’ai lancé mon nouveau blog, proportionnellement à mes anciens, il y a plus d’articles intimes qu’auparavant. Ce n’est pas par peur du jugement, pourtant. Je trouve au contraire que la blogosphère est assez bienveillante même si on n’est jamais à l’abri d’un lynchage en règles comme j’en ai vu plusieurs et subi un… c’est plutôt que parler de soi ce n’est pas facile… dans ma famille on ne parle pas trop d’états d’âme et de ce genre de choses…

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