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C’est comment après un accouchement ? Partie 1

Je suis ce genre de personne. Revenir ici après 7 mois sans rien écrire…et vous zappez l’épisode le plus important de ces derniers mois : mon accouchement.

J’aurais pu vous en parler, mais par pudeur, par souci d’anonymat…je préfère garder cela pour moi. Sachez cependant que j’ai eu un accouchement super cool (douloureux quand même, mais la douleur d’un travail classique) et surtout, j’ai depuis un bébé absolument merveilleux, que j’aime plus que tout.

Cela fait quelques temps que j’ai envie de parler de ce qui se passe après. Parce qu’au final, on est le centre du monde pendant 9 mois et puis d’un coup…plus vraiment. Alors, je ne viens pas sur mon espace à moi pour venir dire que plus personne ne m’aime et que je me sens abandonnée.

Malgré le confinement, j’ai ressenti l’amour et la présence des miens, à commencer par mon conjoint. On les oublie souvent elleux aussi. L’importance du partenaire. Du parent 2. De l’amoureux•se. Iels sont essentiel•les au bien être. Mais iels ne seront pas le sujet de ce billet.

Alors, il se passe quoi après un accouchement ?

Ma parentalité sensitive

Pour ma part, cela a pris la forme d’un tsunami à retardement. J’ai aimé ce bébé les heures qui ont suivi sa naissance. Au début, j’avais surtout peur de ne pas l’aimer et de le trouver moche (oui, c’est un peu bizarre de penser esthétique à ce moment-là…). Et puis, on me l’a mis•e au sein et la magie a commencé.

J’ai passé les premières heures/jours de son existence hors utero à le•a regarder, à le•a renifler. Je voulais m’imprégner de ce petit être. J’ai eu peur aussi. Peur pour mon bébé. Que des choses affreuses lui arrivent. J’ai pleuré tellement j’étais heureuse et tellement l’amour que je ressentais pour lui•elle était puissant. Et on a fait connaissance…petit à petit. Cela m’a pris un bon mois avant de comprendre ses petits bruits de faim, de dodo ou de bobo. Nous avons été collé•e•s serré•e•s et le sommes encore.

Cette maternité a révélé cette mère qui sommeillait en moi : maternante intense, à le•a couver, le•a porter, l’embrasser tout le temps (d’ailleurs, je me demande parfois si ce n’est pas embêtant pour mon bébé que je passe la majeure partie de mon temps à lui faire des bisous. Je ne crois pas, mais bon).

Ses besoins avant les miens, même si cela est parfois difficile à vivre. La parentalité me donne cette abnégation sans que cela ne me coûte trop, la plupart du temps. Je ne veux pas infirmer ou confirmer l’instinct maternel. Cela n’aurait aucune origine biologique (et je veux bien le croire). Je dirai simplement que ma parentalité est guidée par mes sens et non pas ma raison. Par mon intuition et mon coeur.

J’ai parfois et même souvent le besoin de rendre des choses rationnelles, mais m’occuper de mon bébé se fait avant tout de façon fluide et sensitive.

Devenir mère a eu cet effet comparable à un tsunami. La vague timide s’est transformée en rouleau. C’est à la fois violent et doux. Très ambivalent. Et cela me rend heureuse.

Dans un second billet, j’aborderai cette nouvelle identité de femme-mère.

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